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COSTUMES

COSTUME FEMININ EN MILIEU RURAL simple dans l’ensemble mais très seyant

LES  DESSOUS :

- Une chemise de corps de grosse toile en lin avec des demi-manches.

- Une culotte fendue appelée "tuyaux de modestie" (pisse-dré en patois) en toile fine (lin, coton selon les moyens de la famille, le coton étant un produit « exotique » importé). La culotte est bordée de dentelle et d’un entre-deux de dentelle avec un ruban, couleur assortie à la robe. La culotte de couleur blanche arrive à mi-mollet.

- Un jupon en toile fine étamine, de lin ou de coton bordé d’une dentelle et d’un entre-deux de dentelle avec un ruban assorti. Il est de couleur blanche.

- Des bas de « laine de ménage » (blancs) tricotés ou des bas de plein chanvre, retenus par une jarretière de laine.

 

culotte fendue

jupon

 chemise de corps

 

Dessous pour la robe à crinoline portée pour le quadrille

                        Crinoline complète

Armature puis jupon

LA  ROBE   DE  FETE  :

 

En barège (tissu de laine pratiquement inusable) crêpe de laine, lin. Elle descend jusqu’à la cheville (environ 20 cm au-dessus des sabots). La jupe a un large pli sur le devant et des fronces en tuyau d’orgue autour de la taille. Un corsage très court, ajusté, réuni ou pas à la jupe. Les manches sont longues ou courtes jusqu’au coude. Le col et les poignets sont bordés de dentelle (jamais de broderie anglaise) et cerclés d’un fin ruban de velours noir. La jupe est également cerclée dans le bas d’un large ruban de velours noir.

 

La jupe peut être relevée « en passe-rivière ». Cette toilette nécessite une doublure en indienne bordée d’un ruban de velours, et un jupon de calamande.

        Extrait lithographie Victor Lhuer

Un fichu grand carré plié en pointe, tiré à 4 épingles, en cotonnade de couleur, ou en soie de couleur, ou en guipure noire. Les jeunes filles portent un fichu blanc brodé.

Un tablier (devanteau en patois), avec ou sans bavette (appelée PIECE) montant très haut, cache le bas du fichu sur la poitrine. Il est en soie noire (si le fichu est noir) bordé de dentelle noire (pas de broderie anglaise) pour les fêtes ou en gros draps blanc pour les travaux. Il a de larges poches.

Une coiffe de mousseline fine étamine, le fond brodé, bordée de rangs de fine dentelle tuyautés (jamais de broderie anglaise). Sur cette coiffe est porté le « chapeau à deux bonjours ». A noter que les coiffes à fonds brodées étaient portées sur une sous-coiffe.

Coiffion de cotonnade afin de maintenir les cheveux mais surtout de protéger la coiffe. La chevelure était invisible.

Le chapeau à Deux Bonjours   Ce chapeau en paille de seigle est le symbole de notre province, comme la vielle, la cornemuse. Quand est-il né ? Madame de Sévigné n’en a jamais parlé, pourtant elle a séjourné à Bourbon l’Archambault et Vichy à plusieurs reprises.

Son apparition se situe entre 1676 et 1760. Un croquis exécuté par un clerc d’une étude de notaire de Commentry, surpris par la tenue d’une cliente, en a fait le dessin dans une marge. Ce témoignage n’est pas daté, mais l’écriture semble être du 18ème siècle.

A l’exposition universelle de 1867, où étaient rassemblés des costumes populaires dont quelques chapeaux bourbonnais, le Deux Bonjour a été très remarqué, vanté et même envié par les élégantes. Il avait une réelle « valeur », certains contrats signalaient le chapeau à Deux Bonjours avec les avoirs (la dot) de la mariée.

Il est en paille de seigle tressé. Il a une calotte avec deux bords remontant en visière devant, derrière et deux bords s’abaissant sur les oreilles. Il peut être garni d’une fine cotonnade de couleur franche bleu drapeau, vermillon (violet pour les personnes âgées) sur les bords. Des galons de velours noir sont posés sur la cotonnade et sur la calotte. Ces rubans de velours noir sont soutachés d’un fin galon de paille.

 

 

Une paire de mitaines tricotée en fine laine, en coton, blanches pour les jeunes filles, noires pour les femmes (elles sont assorties au fichu et tablier).

Une cape en tissu de laine retors. La cape a une seule couture dans le dos et la partie supérieure forme un capuchon pointu qui s’adapte exactement sur le chapeau. Elle est bleu-foncé bordée d’un ruban de velours noir qui fait le tour.

Des sabots avec une fine « recolle » de cuir sur le dessus.

Les bijoux : des boucles d’oreilles en or ou en cuivre, une croix ou un cœur en or ou en cuivre (selon les moyens de la famille), retenu au cou par un étroit ruban de velours noir.

 

Extrait lithographie Victor Lhuer

LA  ROBE  DE  TRAVAIL  :

Sur la chemise de corps longue, une jupe en gros lainage, assez courte, un corsage en lainage, un tablier en grosse toile, chanvre, avec de larges poches, un fichu en cotonnade et une coiffe de lin, avec une passe plate sans dentelle.

 

COSTUME MASCULIN EN MILIEU RURAL

COSTUME DE FETE

Une large chemise de grosse toile en chanvre pour les travaux, de fine toile en lin pour les fêtes. Les manches sont largement plissées aux épaules tombantes, et froncées aux poignets. Le col, de toile plus fine, est en général serré par une cravate de soie ou un étroit ruban de velours ou plus tard par le foulard. Les pans sont très longs.

Un gilet en velours pékiné, en cachemire de laine, en tissu broché pour le devant, et en satinette noire pour le dos. Il est croisé à double rangée de boutons de métal. Le col est droit, montant resserré par la cravate ou le foulard roulé. La longueur s’arrête à la taille.

Un pantalon court en droguet, en draps de laine. Pantalon à plis, droit, large dans le bas.

Un foulard carré de cotonnade, de couleurs vives, roulé autour du cou en guise de cravate. Un petit sabot percé remplace le nœud. Dessous un grand mouchoir à carreau roulé.

Un large chapeau en feutre noir ; chapeau à la cocherelle ; 4 haubans retiennent les larges bords. Il peut avoir un diamètre de 90 cm.

Des bas de « laine de ménage » (blancs) tricotés, montant aux genoux.

Des sabots avec une large recolle de cuir.

Les bijoux : Une montre à gousset.

Extrait lithographie Victor Lhuer

COSTUME DE TRAVAIL

Une large chemise manche relevé aux coudes, un  pantalon de droguet, une ceinture de flanelle, un foulard, un chapeau, des sabots.

LA BIAUDE

La Biaude ou blouse : Elle est apparue vers les années 1850 – 1860. Tout de suite, elle a eu un immense succès pour plusieurs raisons :

  • Tout d’abord, elle est moins onéreuse qu’une veste,
  • Ensuite, elle est beaucoup plus pratique.

Elle permettait de recouvrir des vêtements usagers (appelé aussi cache-misère) et pouvait être porté aussi bien les jours de fêtes que pour se rendre sur les foirails.

Elle était peu portée pour le travail.

La biaude est de toile de lin plus ou moins fine, bleue ou noire.

Très vite, elle est adoptée par les jeunes en raison de son bas coût. Ne pas oublier que l’apparition de la biaude a sonné le glas du costume régional. Si l’on peut se permettre, nous dirions que comme le jean aujourd’hui, la biaude a uniformisé le costume.

Son succès a été bref et ce sont les groupes folkloriques qui l’ont remise au goût du jour dans leur présentation. Voulant garder les spécificités de nos costumes bourbonnais, c’est pourquoi nos danseurs et musiciens préfèrent porter le pantalon, le gilet et la veste.

 

ENFANTS

Les costumes des enfants sont copiés sur ceux des adultes. L’enfant porte la reproduction vestimentaire miniaturisée où on peut distinguer le rang social de la famille.

 

Les particularités sont au niveau des couvre-chefs.

Les filles

Ce sont des coiffes en mousseline brodées et bordées de fines dentelles avec des barbes (pans descendant le long de la tête et du cou) pouvant, ou non, être nouées sous le cou. Durant la 1ère année, le nourrisson porte le béguin. Ensuite, la petite fille porte des coiffes. Jamais de broderie anglaise sur les coiffes.

béguin

coiffe fillette

coiffe jeune fille

Elles portent un fichu blanc, jusqu'au mariage, et, dès le premier deuil dans leur famille ou belle famille, elles portent un fichu noir. Avec les colporteurs, sont apparus les fichus de cotonnade de couleur.

Les garçons

Leur coiffe suit plusieurs étapes. Tout comme les filles, le nourrisson porte le béguin.

De la 2ème année à la 5ème, il porte le bonnet « de meunier ». Ensuite, jusqu’à sa dixième année, il porte le béret. Enfin, à la communion, le garçon reçoit le chapeau, signe de son passage chez les adultes.

bonnet "le meunier"

béret

chapeau dit "Auvergnat"

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